7 peurs à dépasser pour libérer votre potentiel

Rien ne peut nous prendre en otage autant que nos peurs. Mais en fait elles ne constituent en général qu’une fausse interprétation de la situation qui nous amène à souffrir profondément avant que cela ne soit nécessaire. Un appel à décrocher, une conversation délicate à engager, une relation à laquelle il faut absolument mettre fin, une décision douloureuse mais déterminante à prendre, une nouvelle expérience à risque à démarrer ou toute autre rupture à créer…Autant d’opportunité de progresser que nous avons mais du fait de l’une ou l’autre des peurs suivantes ou de leurs corollaires nous restons coincés…

La peur de l’échec

En effet, il n’y a rien de plus terrible que la peur de l’échec. Elle vous désarme complètement et vous fait perdre tous vos moyens. L’échec ne cause pas autant de dégât moral et mental que la peur d’échouer qui nous fait hésiter, qui nous fait trembler et nous convainc si souvent de ce que cela ne vaut même pas la peine d’essayer…Elle a ses corollaires comme la peur d’entendre NON qui nous empêche de demander ou encore la peur d’être refusé, renvoyé…ridiculisé  Le problème c’est que parce que la peur de l’échec nous dépossède de nos moyens et nous empêche d’agir, elle ne peut que garantir l’échec. La seule chance que vous avez de réussir c’est d’avoir pleine possession de vos moyens et de pouvoir les utiliser en toute plénitude afin de maximiser vos chances de succès. Alors, il vaut mieux vous lancer et vous mentir que vous allez réussir pour ensuite vous engager à tout donner pour réussir. Pendant ce temps, armez-vous, voyez-vous réussir, voyez-vous bondir de joie d’avoir relevé le défi. Utilisez ensuite le tremplin ainsi créé pour démontrer tout ce dont vous êtes capable.

La peur des reproches

Si vous avez peur d’amener les gens dans votre maison parce que vous ne l’aurez pas équipée, c’est que vraiment vous voulez vous faire passer pour celui que vous n’êtes pas. Et à vouloir vous faire passer pour celui que vous n’êtes pas, vous allez devenir désormais qui vous ne voulez pas…Pourquoi autant de gens s’endettent pour s’équiper et s’habiller ? Ils veulent paraître et se faire accepter. Ils veulent plaire. Le problème c’est que si c’est ce que les autres pensent qui importe pour vous au point de déterminer votre attitude, vous feriez mieux devenir un artiste musicien chanteur. Les leaders et ceux qui veulent réaliser leurs potentiels sont d’abord hués, renvoyés et réprimés avant d’être plébiscités (parfois après leur mort). Vous ne pouvez rien réaliser d’extraordinaire, rien de mieux que les gens sur qui vous comptez pour vous applaudir si c’est eux qui doivent déterminer votre attitude. Déterminez vos propres critères et mettez-vous au travail. Exigez à chaque fois mieux de vous-mêmes sans complexe en utilisant à chaque fois votre potentiel à fond pour faire ce que vous aimez et ils finiront par vous acceptez parce que vous deviendrez progressivement le meilleur qu’ils n’ont jamais imaginé.

La peur de réussir

Savez-vous pourquoi les gens ont du mal à créer les conditions adéquates pour assurer leur liberté financière ? Parce qu’ils continuent d’insulter en eux-mêmes les riches et les stars qu’ils traitent de « gosses surpayés ». D’abord votre subconscient ne peut pas vous laisser devenir ce dont vous vous plaignez. Lorsque vous vous retrouvez coincé entre plusieurs bonnes raisons de devenir et plusieurs peurs de devenir ce que vous reprochez aux riches, votre cerveau devient confus et ne sait pas vraiment ce qu’il faut vous offrir ; votre génie pour devenir riche n’est pas utilisé à son plein potentiel dans une seule et même direction parce que partagé entre la motivation pour s’exprimer et l’insistance de devoir freiner par peur de devenir ce que vous redoutez. Voulez-vous réussir non ? Enumérez des raisons fortes et soutenues par la joie de la contemplation de « vous » entrain de réussir. Ainsi vous n’aurez plus le pied sur le frein et pourrez tranquillement filer à grande vitesse vers la réalisation de votre potentiel  de réussite.

La peur d’une plus grande souffrance

Je venais d’établir le diagnostic avec l’une de mes clients qui souffrait énormément dans une relation amoureuse. Elle avait listé toutes les raisons pour lesquelles il était maintenant temps de mettre fin à la relation si elle voulait arrêter de perdre du temps, de l’argent ainsi que la débauche d’énergie qui caractérise leurs disputes ainsi que les tortures morales qu’elle ne pouvait plus continuer de supporter. Elle respira et me posa la question suivante : « Oui, je sais qu’il me rend la vie dure. Il y a des jours où je supporte et des jours où j’en ai vraiment ras-le-bol. Mais qui me dit que la personne avec qui je vais me mettre ne serait pas pire ? L’une de mes copines a eu le même problème. L’homme sur qui elle est tombée s’est révélé pire que celui qui la quittée ». Je respirai un moment puis lui répondis : « Je vois » avant de lui demander : « Alors qu’allez-vous faire ? ». C’est alors qu’elle a évoqué une autre raison. La peur de l’inconnu.

La peur de l’inconnu

« Même si je souffre, je sais à quel point il peut me faire souffrir et puis je m’y habitude bien. Là je peux vous dire que je n’ai aucune idée de avec qui je vais me mettre si je le laisse partir », me répondit-elle. J’étais dépassé par son auto-sabotage avant de comprendre que nous préférons « le diable que nous connaissons au diable que nous ne connaissons ». En effet, en préférant la souffrance moindre, ma cliente était bien dans une certaine logique parce qu’il est plus facile de choisir entre souffrir/subir sachant comment on peut réagir et souffrir/subir alors qu’on ne sait pas comment ce sera (et surtout lorsqu’on amplifie par anticipation le degré de la douleur).

Mais lorsqu’on procède ainsi c’est qu’on se confine soi-même dans sa zone de confort, cette zone où vous n’avez pas assez mal pour crever ni n’allez pas assez bien pour vous éclater. Lorsque vous décidez de rester coincé là-dedans, vous vous enlevez toute chance de vous exprimer à votre plein potentiel, vous vous privez de tout ce qui vous est possible et qui n’est offert qu’à ceux qui décident d’avancer, ceux qui savent renoncer au minimum pour s’offrir le maximum. Il faut accepter se laisser sans choix et là on sait avancer et profiter de ce qu’il y a devant. On appelle cela « brûler les ponts derrière soi ». Dans une telle condition, vous n’avez pas d’autres choses que d’avancer pour profiter de ce que procure l’aventure dans l’inconnu et la préparation mentale à faire feu de tout bois pour triompher.

La peur de l’insécurité

Le problème c’est que la plupart des gens qui ont peur d’avancer ont tellement d’avantages auxquels ils ont peur de ne plus pouvoir accéder s’ils décident d’avancer si bien qu’ils sont obligés de rester là « coincés ». Soyons clair ! Lorsque vous décidez de prendre un emploi, vous échappez à la sécurité des allocations de chômage et il faudra faire votre preuve à votre poste. Finies les matinées passées à regarder « Attention, la marche ! ». Lorsque vous décidez de créer votre propre entreprise, vous ne savez même pas si vous pourrez vous payer un salaire mais vous devrez payer le salaire de vos collaborateurs à la fin du mois. Mais il y a des avantages liés aux faits d’avoir sa propre entreprise, par exemple : la liberté de choisir vos heures et vos règles de travail, de vous enrichir autant que vous voulez, la grâce de commander plutôt que d’être commandé… Et vous connaissez les avantages et les inconvénients liés au fait d’être employé. Si vous tenez à la sécurité de votre emploi et avez peur de l’insécurité d’entreprendre, vous devez sérieusement répondre à la question suivante : « C’est quoi cette sécurité où vous n’avez pas la liberté de réaliser votre plein potentiel et comptez sur les décisions d’autrui pour passer à l’étape suivante ? ». Si vous répondez sérieusement, vous comprendrez que la sécurité que procure l’emploi n’est rien d’autre que la même sécurité que procure un couvre-feu permanent.

La peur de la responsabilité solitaire

Certains ont effectivement peur de devoir y faire face tout seul. Ils ont vraiment peur d’être finalement le seul à assumer la responsabilité alors ils ne savent plus prendre des décisions courageuses. Ils préfèrent se mettre sous la coupole des autres afin de jouir d’une responsabilité couverte. Ils savent qu’on va finir par leur demander : « Quelles dispositions as-tu prises ? » alors, ils envoient un email et mettent les « Patrons » en copie pour être couvert. Le problème c’est qu’ils n’ont aucun contrôle. Mais au moins, ils ne risquent pas d’avoir à être la seule tête qui va tomber. La question à se poser c’est : « Quand serai-je la personne qui assume  et qui couvre les autres ? ». Parce qu’aussi longtemps que vous n’êtes pas la personne qui assume, vous n’êtes pas le leader. Parce que les leaders assument seuls. Si vous envisagez d’être le leader, il faudra apprendre à devoir porter le chapeau et faire face seul.

Décidez-vous à ne plus être obligé de suivre ce que tout le monde fait de peur d’être le seul à échouer. Sachez tout simplement ce qu’il vous faut et agissez en conséquence. Entretemps, préparez-vous à assumer parce que très peu de gens ont une telle pleine conscience. Si ce n’est pas bon, apprenez à vous corriger et à prendre de meilleures décisions la prochaine fois. De toutes les façons, si vous voulez libérer votre potentiel, il faudra vaincre la peur de décider et apprendre à assumer vos décisions.

Par Hermann H. CAKPO
Auteur & Coach

Une réflexion sur “7 peurs à dépasser pour libérer votre potentiel

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